L’artiste vénézuélienne aux multiples facettes, Johanna Hernandez, sera aux commandes de « Classic+ » tous les dimanches au nouveau Café-Théâtre « Les Faux-Nez ». La charmante jeune femme de 35 ans a accepté de répondre à nos questions. Malgré un français récité parfaitement par la violoniste de talent, nous avons préféré l’interviewer en espagnol pour ressentir au maximum les émotions, toujours mieux exprimées dans sa langue maternelle. Johanna, quelle histoire de vie vous avez. Pouvez-vous résumer votre parcours de manière courte ? (Rires) ça va être difficile. J’ai étudié le violon après le piano, jusqu’en 2003 au Venezuela. Nous avons la chance d’avoir dans ce pays un système où les petits apprennent la musique grâce au réseau national d’orchestres d’enfants fondé en 1975 par José Antonio Abreu. Celui-ci permet à tous les enfants de pouvoir toucher à cet art. Après plus de quarante ans, nous récoltons enfin les fruits avec plusieurs musiciens de renom vénézuéliens comme Gustavo Dudamel, qui dirige l’Orchestre philarmonique de Los Angeles.
J’ai été admise à l’Académie Tibor-Varga après plusieurs auditions
Personnellement, 2003 aura été une année charnière pour moi. J’ai, en effet, rencontré Gyula Stuller, premier violon de l’Orchestre de chambre de Lausanne et l’envie est née d’étudier ailleurs qu’à Caracas (NDLR : elle est née à Valencia, ville située à environ 150 km à l’ouest de la capitale). C’est comme ça que j’ai été admise à l’Académie Tibor-Varga de Sion après plusieurs auditions. Et l’aventure en Suisse débute… … Oui, j’ai tout d’abord étudié à cette Académie comme violoniste, mais ensuite, j’ai voulu aller plus loin, car j’aime diriger. Je me suis naturellement tournée vers les Hautes Ecoles de Musique de Lausanne et de Lucerne afin d’apprendre la direction d’orchestre et des chœurs. J’ai également étudié le chant lyrique. Et durant ces années d’études, vous ne chômez pas avec plusieurs mandats avec des groupes, mais aussi en tant que directrice… … C’est exact, j’ai aligné les projets en tant que violoniste dans plusieurs groupes, et au fil du temps, j’ai dirigé plusieurs chœurs. Actuellement, j’ai plusieurs mandats : les Choeurs de Rivaz-St-Saphorin, Amérique Latine en Chœur, le Chœur paroissial de Cerniat (FR) et le Chœur d’adultes et de jeunes d’Arzier-Le Muids. Je suis également premier violon de l’ensemble Tango Sensations.
Je vais animer tous les dimanches « Classic + » au café-théâtre “Les Faux-Nez”
De plus, vous venez de rejoindre l’aventure des « Faux-nez », mythique café-théâtre lausannois, qui va revivre sous l’égide d’Oscar Rodriguez, qu’est ce que vous allez faire ? Je vais animer tous les dimanches « Classic + » au Théâtre. Le fond sera sur musique classique, mais au vu du symbole, nous aurons également du tango, de la poésie, du folklore du monde métier ou encore du jazz. Des artistes tels que Dominique Tille, Jean-Paul Favre et Gàbor Barta seront, au moins une fois, présents le dimanche dans le sous-sol du Restaurant Osteria Bolgheri. Pourquoi avoir rejoint ce projet ? Je trouve que c’est une très bonne idée d’avoir une nouvelle scène à Lausanne. La musique est importante, essentielle. Oscar Rodriguez m’a motivé à rejoindre le projet et j’espère voir beaucoup de monde dans la salle. Je me réjouis de commencer cette nouvelle aventure, dont le premier spectacle aura lieu dimanche 16 septembre.
https://lesfauxnez.ch/agenda/