Et oui, l’été est souvent synonyme de grillades, de salades « fit », fraîches que l’on n’a absolument PAS envie de dévorer, car trois moucherons se sont glissés entre la feuille de basilic du balcon et la Bufala qui n’est finalement qu’une mozzarella M Budget. En plus tu as amené ton petit bœuf de Kobe qui finalement s’est fait dévorer par Jean (prénom d’emprunt), qui, LUI, n’a amené qu’un paquet de merguez. Finalement, tu te retrouves avec trois tranches d’aubergines grillées par Marie la végan (prénom d’emprunt) dans ton assiette et un taboulé à la texture douteuse. La solution, je l’ai trouvée jeudi soir du côté du Café de l’Evêché, une fondue au fromage sur sa terrasse aux alentours de 20h avec une belle petite vue sur la Cathédrale. De la place, il y en avait un peu, une table allongée en bois pour mon compagnon de vadrouille et moi. La décision est prise une « moitié-moitié », car celle qui remplace le caquelon par du pain, ce n’est que du vacherin (c’est quoi cet argument ?). Décision difficile à prendre, mais finalement le pain, on en mangera également. D’accord, j’accepte. Quel vin blanc? Ensuite une « Petite Dame » pour l’apéro, non pas d’esprit tordu, il s’agit du Fendant de Sion, qui, est plutôt délicieux et que l’on gardera jusqu’à la fin du repas comme une amie qui nous veut du bien. Une assiette de charcuterie ? Non, nous avouons une petite peur de ne pas finir la fondue, car c’est l’été, on mange tellement sainement et que notre « petit ventre » ne supporterait pas autant. Service irréprochable L’Evêché possède un service rapide et un charmant serveur. Je n’ai même pas le temps de finir ma Camel double-activate goût Chicha (il paraît) et de l’éteindre que mon compagnon de (in)fortune a déjà gobé son premier bout de pain avec un sourire béat. La course est entamée, on se regarde de temps en temps avec un petit sourire, on se dit des banalités, mais on reste concentré sur la compétition : manger le plus vite possible. Finalement, la cadence se ralentira et on terminera gentiment cette excellente fondue avec le sourire. La religieuse, pour ou contre? Dernier round au combien important : la religieuse. Moi : « Tu n’aimes pas la religieuse toi ? » Lui : « C’est ce que je préfère » (sourire de vainqueur) Ok, je le savais, mais je la voulais que pour moi tant pis. Le partage entre potes c’est facile. Fini, magnifique fondue par 26 degrés en début de repas pour plonger à 23°, 2 heures plus tard. Peur d’avoir froid ? Non, une petite Williamine pour réchauffer l’esprit et le corps. Addition payée, prix correct en adéquation avec la qualité de la nourriture et des boissons ainsi qu’un service irréprochable au Café de l’Evêché, au cœur de Lausanne. Jeudredi… Le temps des adieux avec une petite phrase, la phrase assassine du jeud(red)i : Moi : « On va boire un petit dernier quand même ? ». Le compagnon d’infortune : « Non, mais je bosse demain et je dois être au taquet » Moi, la mine déconfite : « Je comprends. On devient vieux, on a changé. » Lui : « Ok un dernier verre avec un petit baby-foot au Rockies » Merci d’être venu