Quel plaisir de se lever un dimanche à 6h du matin? Le plaisir d’aller nager, pédaler et courir, évidemment !

C’est ce qu’on fait les fans du triathlon lors de la course populaire qui a eu lieu ce dimanche 19 août.

Je profite de vivre dans les hauts de Lausanne pour m’accorder un échauffement facile dans les rues vides de Lausanne, filant sur mon vélo je rejoins rapidement Bellerive où un premier check point permet l’entrée dans le saint des saints, la zone de transition. C’est ici que l’on prépare le matériel qui servira pour les trois différentes disciplines.

C’est un moment joyeux, de retrouvailles avec les amis avec qui, on s’est entraîné au cours de l’année et cela permet d’oublier un instant la pression d’avant course.

Et soudain, il faut plonger

Puis il est temps, pied nus, muni du strict nécessaire, on traverse la piscine de Bellerive vide pour l’occasion, jusqu’à la plage. Au loin, des bouées blanches marquent le tracé de la partie natation de l’épreuve.

Lorsque le départ de ma catégorie arrive je me glisse dans l’eau, prêt à en découdre !

Lors de cette épreuve nous serons encadrés par des professionnels prêts à nous éviter un accident, mais qui n’hésitent pas aussi à encourager ceux qui ne sont pas de vrais dauphins (ce qui est mon cas), et ça fait plaisir.

L’importance du mental

Finalement à l’arrivée de ces 750 mètres de nage, je pose le pied sur la plage et la sensation est terrible, il faut courir, mais les jambes sont lourdes et le tournis peine à disparaître. Cet instant semble durer une éternité. C’est à ce moment-là que le mental doit faire la différence

Je “cours” donc tant bien que mal pour aller enfiler casque et chaussures et la course continue à côté du vélo, car on doit dépasser la ligne réglementaire à la sortie de la zone de transition pour pouvoir poser un pied sur les pédales.

A peine 1 kilomètre sur le vélo et je découvre la montée la plus raide du parcours, l’avenue d’Ouchy.

Un petit tour de Lausanne et environs au calme

Mais rapidement je me laisse porter par l’effet de foule et je retrouve un bon rythme, Denantou, Parc de Milan, Bellerive, Vallée de la jeunesse, Provence, EPFL, St-Sulpice et retour à Bellerive, le parcours avec quelques dénivelés est agréable et me permet de bien récupérer avant la course.

La aussi la transition est dure. Le premier kilomètre, j’ai l’impression de ne plus savoir courir et de légers débuts de crampes apparaissent, mais à nouveau très rapidement le rythme revient. Deux montées dans le parc du Denantou en auront surpris plus d’un, des raidards au dénivelé digne d’un trail, mais heureusement très courtes. On serpente un peu dans le parc puis le long du lac, ce qui permet de croiser les copains et de s’encourager.

Finalement c’est la dernière ligne droite, on lance ses dernières forces avant la ligne d’arrivée! Ça y est, c’est fait !

L’année prochaine aura lieu la grande finale de l’Union Internationale de Triathlon, c’était une bonne occasion de tester un des parcours de ces futurs champions.

David Canova