Dimanche après-midi, jour un peu inhabituel pour un match de hockey, le Lausanne Hockey Club affrontait le SC Berne. Nous en avons profité pour prendre la température d’une patinoire provisoire, enfin pleine.

15h45, début de la rencontre, 15h35, arrivée « à la bourre » à la Malley, mais, attention ce n’est ni la faute à une circulation intense, ni aux « chauffards du dimanche », ni à cause d’un contrôle inopiné d’un gars sympa des TL, ni d’un retard – encore – des CFF. L’erreur incombe à moi, et à moi seul.

Arrivée sur les lieux, la mise en page est faite de manière fluide, les indications amènent souvent au bon endroit, même si quand tu suis « Le Chaudron », tu ne débarques pas à Saint-Étienne (si jamais). Juste avant mon entrée, je me retrouve coincé avec les joueurs lausannois face à moi. Effectivement, ils doivent passer par le « couloir » afin d’entrer dans l’antre du lion. Je trouve ça sympa pour les fans des selfies et pour ceux qui aiment l’odeur propre aux hockeyeurs.

Timea sur la glace

J’arrive dans la patinoire et j’aperçois Timea Bacsinszky sur la glace en talons, soutenue par la mascotte « Léo ». C’est cool de venir taper la balle à Malley. Me voilà sur place avec une vue panoramique, un café dans la main droite et l’envie de passer un bon moment. Lausanne me le rendra bien en menant 3-1 à la fin du premier tiers. Des chants, peu de râles, un édifice tremblant, une vidéo bien gérée avec des stats sympas et des ralentis, et un public, ma foi, heureux et qui fait ressentir aux joueurs qu’il est heureux.

Moy provoque l’avalanche

A noter que lors de la réussite de Tyler Moy, nouvel arrivant dans les rangs du LHC, les enfants et les adultes avec leur âme d’enfants se sont donnés à cœur joie pour envoyer bon nombre de peluches sur la glace et aussi ailleurs! Cette opération était destinée à trois associations Croix Bleue, Solidarité Jouets et brocki.ch.

Kiss me or not

Le plus sympa, selon moi, c’est la Kiss-Cam, non je déconne. Il me semble avoir vu trois bisous, des gens plus que gênés et d’autres, plus heureux. Mais, pardon je m’égare. Ce que j’ai adoré, c’est cette sensation de tremblement de terre, tu as l’impression que tout va s’effondrer et finalement ce n’est pas le cas. En tout cas pour le moment.

En ce qui concerne les buvettes, cela reste un peu compliqué. Je te conseille le côté ouest où les files ne sont pas aussi longues qu’à l’intérieur de celle du Sud. Après ce ne sont que des détails, mais c’est important que tu le saches.

Oui, un paragraphe entier pour du vin chaud!

A la fin du deuxième tiers, j’avais froid, glacé par une bise à faire rentrer les Inuits chez eux. J’ai décidé de me réchauffer avec un vin CHAUD. L’extérieur côté « Brasserie des Abattoirs » compte plusieurs buvettes, mais l’attente est assez longue. Cependant, le breuvage brûlant est au bout avec l’inscription « artisanale », top, je me réjouis. Je préfère patienter et être assis pour le déguster, donc tout de suite te dire que la moitié de mon verre était par terre ou sur ma main. Finalement, je l’ai bu avec une légère déception : il n’a que le nom d’artisanal, mais ça m’a réchauffé autant que la réussite de Cory Emerton (le 4-1) a chauffé le cœur des nombreux fans lausannois.

Malley c’était mieux avant?

Cette expérience a été plus que plaisante grâce à la victoire du LHC et le fait de voir l’équipe lausannoise en haut de la hiérarchie. Mais cela reste bien évidemment différent de l’ancienne… Et les plus vieux évoqueront encore Montchoisi… Bref, on n’est jamais contents. Vivement la nouvelle patinoire et profitons de ce tas d’échafaudages jusqu’au mois de mai !