Mercredi 23 mai, à la Fleur-de-Lys, il y a eu des buts, des belles actions, plus de 30 spectateurs, des changements et une capitaine qui a débuté comme gardienne et finit le match avant-centre. Bienvenue dans la 4e ligue féminine et la rencontre entre Prilly et Stade-Lausanne-Ouchy.

Ni Prilly Sport Féminines ni Stade-Lausanne-Ouchy n’avaient encore un rôle à jouer dans le classement du groupe 1 de 4e ligue. Pourtant, les joueuses étaient concentrées avant, pendant et après le match. « Cela restait une partie que nous voulions absolument gagner, analysait la capitaine prillérane, Tania Kimfumu à l’issue de la rencontre. Il s’agissait d’un derby lausannois et nous désirions bien terminer la saison ». Le souhait de la numéro 10 s’est réalisé avec une large victoire 5-1.

« Nous voulions mettre plus de goals »

Les filles de l’intense et gesticulant entraîneur Nicolas Binnebeek ont rapidement mené 2-0 grâce à Camille Monti et Rachel Montendon. Cependant, alors que les spectateurs s’attendaient à une valise, Stade est revenu par Sonia Tadeu, sur penalty. Juste avant la pause, Catia Lopes relançait la machine prillérane. Malgré une grande domination, Prilly n’est parvenu qu’à faire trembler les filets deux fois supplémentaires via Rachel Montendon et Catia Lopes.

La capitaine Tania Kimfumu est au club de Prilly depuis les juniors D (Crédit photo: Vertical-Element – Marjane Amara)

Fière de ses coéquipières, Tania Kimfumu avouait regretter la finition: « Nous n’étions pas partis pour nous arrêter à une petite victoire. Nous voulions mettre plus de goals et éventuellement atteindre les 100 buts à l’issue de la saison ». Un pari mal barré, car il reste encore deux journées et il manque 21 réussites pour réaliser cet objectif.

Prilly devra assurer sa cinquième place

Si ce total n’est pas atteint, les Prilléranes pourront peut-être maudire, la capitaine adverse, Anisa Selimaj qui, durant la première mi-temps. était au but et s’est faite remarquée avec plusieurs arrêts. « J’ai remplacé au pied levé la gardienne habituelle, qui voulait être joueuse… C’était la première fois que j’étais dans les cages. » Normalement, elle évolue avant-centre, poste qu’elle a retrouvé durant la seconde période. Elle s’est d’ailleurs fait remarquer avec deux actions qui avaient le poids d’un but.

D’abord au but, Anisa Selimaj a fini à la pointe de l’attaque du FC Stade-Lausanne-Ouchy (Crédit photo: Vertical-Element – Marjane Amara)

Le FC Prilly, cinquième, aura beaucoup de peine à rattraper Azzurri et Valmont qui ont quatre unités d’avance. Il doit regarder dans ses rétroviseurs, car Chavornay et Renens ne sont qu’à respectivement deux et trois points. « Nous voulions être plus haut, mais nous avons connu un coup de moins bien au début de l’année, regrettait Tania Kimfumu. La saison prochaine, nous visons les trois premières places. Il nous a manqué de l’homogénéité dans l’équipe, il y a encore trop de différence de niveau entre les filles. »

Stade : nouveau président, nouvelles ambitions ?

Du côté du Stade-Lausanne, l’exercice a été long, mais la 10e place semble assurée. Composée principalement de juniors B, l’équipe de Luis Da Silva peut regarder vers le haut pour le prochain exercice. « C’était notre première saison en actif. Notre deuxième tour a été meilleur, mais le contingent est plus que limite. Nous avons joué un match à huit. La 3e ligue, cela serait bien de l’atteindre, mais pour ça il faudrait beaucoup plus de filles », termine Anisa Selimaj en pensant peut-être passer un message au nouveau président de son club (Resul Sahingöz président), qui a, peut-être, des ambitions pour la catégorie féminine.

Footvaud / JD