Quand on a le rock qui coule dans les veines, on a parfois aussi le guidon qui démange, et par une journée radieuse et ensoleillée, quoi de mieux que de rallier Montreux par la route du lac avec sa fidèle cylindrée!

Par la grâce de Claude Nobs, le Jazz est pourvu de nombreux bien fait, tel qu’un vestiaire gratuit et très peu utilisé (laissez-leur un pourboire, ils sont efficaces et sympas). Casque de motos, sac à dos, vestes en cuir, on peut tout y laisser, ce qui me permet de retrouver mes compagnons de concert sans mon lourd équipement.

En passant d’une terrasse à l’autre en sirotant le nouveau trendy thé froid (moto oblige) je découvre que l’on peut se faire tatouer des flashs gratuitement chez le cigarettier local, les goodies sont variées (un peu barrés) cette année.

Mais il est déjà tard et le premier concert va commencer au Stravinsky, “The Last Internationale”.

Les riffs de guitare se font entendre dans les escaliers, on se réjouit, on se dit “ça envoie” et effectivement deux morceaux bourrés d’énergie nous accueille dans ce temple de l’acoustique parfaite, orné d’un drapeau immense “The Last Internationale” sur le fond de scène pour l’occasion.

Puis, le style change et ne fait pas l’unanimité, ce groupe a pour lui une énergie débordante et enthousiaste, mais dès que le ton change pour un répertoire plus doux, la magie n’opère plus… mais le bar est ouvert.

Fin du concert, cela s’affaire sur scène, c’est le moment des derniers préparatifs pour “Queen of the Stone Age”, première fois que je vais les voir sur scène, mon appréhension monte…Et si ce n’était pas aussi bien qu’on le dit!

Le temps de le penser et nous sommes déjà retournés dans la salle. Et là! Une intro qui annonce la couleur! La Bande Originale d’Orange mécanique!.

Et ils n’ont pas déçus!

Entre les riffs enragés, le chanteur, Josh Homme nous fait part de quelques pensées, tantôt prenant, tantôt ironique, tout en offrant un verre de tequila à un fan du premier rang.

Il nous aura fait chanter joyeux anniversaire pour le bassiste (alors que c’est le 20 août), il aura blagué sur les mecs qui portent des lunettes de soleil en concert et les gens qui prennent des places assises pour un concert de rock, il nous a fait chanter “Make it wit Chu”.

Puis jetant sa clope à peine entamée en fond de scène, il jette un regard à la foule et il déchaîne à nouveau sa guitare, au point qu’un “pit” se forme à l’avant de la foule ou quelques aficionados du pogo s’en donnent à coeur joie!

A noter que les écrans de rediffusions étaient éteints pour ce concert, pour voir l’enfant terrible de près il fallait oser s’approcher!

That’s fuckin rock’n’roll baby.

Le retour en moto, sous le ciel étoilé, des acouphènes dans les oreilles, des bleus sur les bras, mais surtout un sourire aux lèvres et du rock dans le coeur!

David Canova